Olivier

Parler de soi, ce n’est pas toujours simple. Surtout quand on a l’habitude de s’occuper des autres avant tout. C’est le cas d’Olivier.

En se racontant, Olivier nous emmène à mi-chemin entre Gap et Manosque, à Laragne-Montéglin, dans les Hautes-Alpes. Le village de 3000 habitants où il vit avec Mélanie et leurs trois filles. Au cœur de la nature. Entourés de montagnes. Ils ont quitté la ville pour se retrouver dans un environnement qui leur ressemble plus. Sain. Serein. Apaisé. Et ils en sont heureux. Olivier et Mélanie sont végétariens, défenseurs des animaux. Masi avant tout amoureux de la vie. Le respect, la liberté, la justice, la bienveillance sont des valeurs qui les portent, et qu’ils transmettent à leurs filles.

Olivier est kinésithérapeute. En libéral mais également au sein d’un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Apporter un petit quelque chose aux personnes âgées, partager et recevoir, Olivier adore ces relations empreintes de sincérité et d’histoires. D’Histoire aussi.
Il aime son travail, parfois trop, mais il sait pourquoi il le fait. D’abord parce qu’il lui apporte beaucoup au niveau social, relationnel, personnel. Mais aussi parce qu’Olivier aime les gens. Tout simplement.

Aider, soigner, accompagner, voilà ce qui nourrit Olivier, quitte à, parfois, un peu s’oublier. On ne se refait pas. C’est en lui, dans ses gênes, dans son sang. Utopiste, rêveur, il aimerait pouvoir changer le monde, apporter sa pierre pour reconstruire quelque chose de meilleur. À commencer par lui. Se construire pour être encore plus efficace avec les autres et les aider à trouver leur chemin. Le chemin. Olivier s’y attèle. Même s’il est souvent plus simple d’aider les autres que de s’aider soi-même.

Courageux, attentif, motivé, il est naturel pour Olivier d’aider sans rien attendre en retour. Donner, partager, rêver, discuter des heures, Olivier aime les autres comme il aime la vie. Sans jamais baisser les bras. En essayant de toujours avancer, de souligner le positif dans chaque événement. Dans chaque journée. Cette philosophie de vie, Olivier la travaille au quotidien, continue son chemin pour toujours progresser.  S’accepter. Etre heureux. Et surtout, ne pas faire souffrir.

Quand Olivier à rencontrer Grétah, Présidente de l’association 1.2.3 TOGO, c’est tout sa vie qui a pris un nouveau tournant. Instinctivement, naturellement, il s’est porté volontaire pour partir au Togo, à Agbanakin. Pour aider les gens du village, pour permettre aux enfants de recevoir une éducation, un savoir, au sein d’une école solide. Ce voyage l’a métamorphosé, bouleversé. Il en est revenu différent. Changé. Servir, soutenir, assister, protéger, épauler, là est son moteur. Voilà le sens de son action.

Quelques années plus tard lorsque Grétah lui a parlé de l’orphelinat, de tous ces enfants déshérités, il n’a pas hésité un instant. Il lui est apparu comme évident, normal, de prendre en charge financièrement un enfant dans le besoin. Même s’il n’est  pas présent physiquement auprès de son filleul, Olivier espère que le fait de savoir que quelqu’un le soutien, apportera au petit garçon du courage et de l’envie pour avancer dans la vie.

Altruiste, bienveillant, pétri d’humilité, Olivier n’aime pas se mettre en avant. Il porte secrètement l’espoir que, chaque jour, pour son filleul togolais comme pour ses patients, comme pour ses enfants, des gestes, des paroles simples peuvent rendre le monde meilleur. À l’image de la légende du colibri*.

Conscient qu’on ne peut donner qu’une direction à quelqu’un, et qu’il lui appartient ensuite de faire le chemin seul, Olivier donne, partage et aide. Avec beaucoup d’abnégation.

Père aimant, kiné dévoué et parrain désintéressé, Olivier est de ces hommes qui ne comptent pas quand il s’agit de donner de soi.

Parrain généreux et sensible, on pourrait prêter à Olivier cette phrase du grand Pierre Rabhi qu’il admire tant : « C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain ».

 

 

*La légende du colibri :

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part ».

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